Un couvent ouvert aux quatre vents !
Par une journée ensoleillée, froide et ventée, nous décidâmes de rendre visite aux esprits du couvent des Ursulines à Viriville. Le site est très abimé en raison du vandalisme et des intempéries. Il ne reste quasiment plus rien de la communauté des Sœurs Ursulines. Ces quelques mots et photographies résument mon ressenti.
Le couvent est ouvert aux courants d’air, les volets claquent contre des fenêtres déshabillées de leurs parures transparentes, le vent traverse de longs couloirs en hurlant sa colère, tourbillonne dans les pièces faisant voltiger une poussière malsaine, les murs, ultimes témoins d’une histoire oubliée, et comme atteints d’ ichtyose, se desquament offrant un spectacle glauque qui inspire un sentiment de malaise, seuls quelques tags et graffiti égayent encore les lieux. La végétation retrouvant une certaine liberté saisit cette opportunité pour reconquérir un territoire alors perdu. Les lierres téméraires pénètrent par les ouvertures, leurs racines s’enfoncent sans scrupules dans les entrailles du bâtiment avec comme un sentiment de vengeance . Le couvent souffre. L’abandon, l’irrespect ont vaincu le sacré. La chapelle, dernière résistante, affronte désespérément mais avec grandeur ces assauts barbares. Un nouveau monde, sombre et violent, s’impose outrageusement.
